Les chaussettes qui tiennent sont en prévente... and that socks !
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    Notre objectif ultime ? Fabriquer les vêtements les plus durables de la planète : ceux qui tiennent le plus longtemps mais aussi ceux qui abîment le moins notre environnement. Pour y arriver, on sait que le chemin est encore long. Voici la liste de nos principales limites et comment on essaye de les repousser.

    Traçabilité

    Traçabilité des matières

    Nous savons d’où vient notre laine (Australie) et notre cuir (Italie), mais c’est beaucoup plus compliqué pour le coton : les fibres de diverses origines sont souvent mélangés pour homogénéiser la production des fils. Pourtant, l’agriculture du coton est très problématique dans certaines régions du monde en raison de sa consommation en eau et en pesticides. Elle fait des ravages en Ouzbékistan, où elle a asséché la mer d’Aral de 90% depuis les années 60.

    Prochain chantier : Nous préciserons l’origine de la laine et du cuir sur nos fiches produits. Pour le coton, nous travaillerons avec nos filateurs pour être capable de tracer au maximum son origine.

    Traçabilité de la production

    L’industrie textile est une industrie qui comporte de nombreux acteurs : cultivateurs (pour le coton) ou éleveurs (pour la laine), filateurs, fabricants de tissu, confectionneurs… Cela fait beaucoup de monde. Pour l’instant, dans la page “nos ateliers”, nous mentionnons uniquement les confectionneurs, car ce sont eux qui sont en bout de chaîne.

    Prochain chantier : Nous compléterons la liste en mentionnant aussi les acteurs en amont de la chaîne de production.

    Impact environnemental

    Utilisation de coton biologique

    L’agriculture conventionnelle du coton représente 2% des surfaces cultivables de la planète mais 25% de la consommation de pesticides, avec tous les risques que cela comporte pour la biodiversité et la santé de ceux qui le cultivent, à court et moyen terme. Dans ce contexte, le passage au coton biologique paraît une évidence. Mais pour l’instant, nous n’en utilisons pas. En effet, nous n’avons pas encore trouvé de coton bio extra longue fibre (le plus résistant) dont le prix ne soit prohibitif. Nous avons donc fait un arbitrage entre agriculture biologique et durée de vie du vêtement.

    Prochain chantier : Nous utiliserons d’abord du coton bio certifié GOTS pour nos vêtements tissés (chemises, chinos...). En effet, la longueur de la fibre y joue beaucoup moins sur la résistance du vêtement que pour les produits tricotés (t-shirts, pulls…)

    Utilisation de coton recyclé

    Le coton recyclé possède un avantage certain : il évite de devoir refaire pousser du coton, ce qui engendre des économies d’eau et d’énergie normalement liées à son agriculture. Mais pour le reste, son impact environnemental est le même : il passe à travers le même processus industriel de filature - teinture - tricotage/tissage - confection. En fait, au départ, il y a même une étape industrielle supplémentaire pour retransformer les étoffes en fils de coton. Bilan : selon le rapport Climate Works 2018, si 40% des fibres textiles étaient recyclées dans le monde (ce qui serait déjà énorme), cela économiserait seulement 4.4% d’eau et 5.9% d’émissions carbone par rapport au système actuel. Pas de quoi casser trois pattes à un canard.

    Deuxième problème majeur : le procédé mécanique pour transformer les étoffes en fibres abîme le coton en réduisant leur longueur et donc leur résistance. La qualité des fibres recyclées n’aura donc jamais la qualité des fibres d’origine. Les industriels doivent donc l’associer avec d’autres matières (comme le polyester ou le polyamide) pour le renforcer.

    Prochain chantier : Rien de prévu à ce stade, le coton recyclé ne représente pas une priorité pour nous.

    Utilisation de laine recyclée

    Le sujet de la laine recyclée n’est pas fondamentalement différent que celui du coton recyclé : le bénéfice environnemental n’est pas énorme et la qualité de la fibre est forcément dégradée (elle sera moins douce, moins résistante et doit souvent être associée à d’autres matériaux). Néanmoins, le sujet mériterait d’être creusé pour deux raisons :

    L’empreinte carbone liée à l’élevage des moutons est plus élevée que celle liée à l’agriculture du coton (pour vous donner une idée, à cause des émissions de méthane, l’élevage des moutons représente presque 50% des gaz à effets de serre de la Nouvelle-Zélande)
    Les propriétés isolantes de la laine restent les mêmes, qu’elle soit recyclée ou non. Bref, cela peut avoir du sens d’utiliser le laine recyclée pour certains produits, comme les couvertures (comme on le fait depuis des siècles) ou pour les vêtements isolants (comme le fait Patagonia)

    Prochain chantier : Rien de prévu à ce stade, la laine recyclée ne représente pas une priorité pour nous. Nous l’envisagerons peut-être pour des produits où la douceur de la fibre est moins importante (ex : caban, veste...)

    Utilisation de polyester / polyamide recyclé

    Le recyclage dans l’industrie textile n’est pas une solution parfaite. Les fibres textiles recyclées doivent aussi passer à travers un processus industriel de filature - teinture - tricotage/tissage - confection, qui consomme aussi beaucoup d’énergie. Mais à choisir, à qualité équivalente, il faut toujours mieux choisir du recyclé. C’est justement le cas des filaments de polyester ou polyamide, dont les propriétés sont exactement les mêmes qu’ils soient recyclés ou non. Bref, en ce qui concerne nos maillots de bains (forcément constitués de polyester ou polyamide étant donné leurs propriétés hydrophobes), c’est une vraie solution à étudier.
    Prochain chantier : Concevoir le prochain maillot de bain Loom avec du polyester recyclé (à partir de déchets types bouteilles en plastiques) ou du polyamide recyclé (à partir de déchets types filets de pêche, moquettes, airbags…).

    Diminution de la toxicité de la teinture

    La teinture est un procédé hautement chimique, avec beaucoup de composés potentiellement dangereux pour la santé ou pour l’environnement via les eaux usées. Exemples : les colorants azoïques, potentiellement cancérigènes, ou les tensio-actifs NPE, nocifs pour la fertilité. L’ensemble de nos tissus sont labellisés OEKO-TEX, des labels encore plus stricts que les réglementations REACH en vigueur dans l’Union Européenne sur l’utilisation des composés chimiques. Pas de risque de “rivières rouges”, contrairement à certains régions du monde. Mais les teintures utilisent toujours certains procédés chimiques qu’on pourrait être tenté d’éliminer totalement, via les teintures “naturelles” par exemple. Problème : plus on limite l’utilisation de composants chimiques, plus on risque de diminuer la solidité de la teinture et donc la durée de vie du vêtement. Ainsi les teintures naturelles tiennent beaucoup moins longtemps que les teintures synthétiques, à moins d’y ajouter des “mordants” chimiques pour fixer la teinture...

    Prochain chantier : Les teintures 100% naturelles ne sont pas un combat que nous avons choisi de mener pour l’instant. Nous devons donc trouver d’autres moyens pour réduire encore l’utilisation de composés chimiques dans nos teintures, en nous appuyant sur des initiatives comme le Défi Détox de Greenpeace.

    Diminution de la toxicité des apprêts chimiques

    Les apprêts chimiques sont utilisés pour modifier l’aspect final des vêtements. Avec la teinture, ils sont l’autre étape de fabrication où la toxicité générée peut être importante. Exemples : les résines formaldéhydes potentiellement cancérigènes pour diminuer le rétrécissement ou la froissabilité (comme sur certains vêtements “Repassage facile”) ou les PFCs (des composés perfluorés potentiellement perturbateurs endocriniens permettant de renforcer l’imperméabilité des vêtements). Une partie des vêtements Loom reçoivent des apprêts chimiques, comme notre maillot de bain, traité pour éviter la décoloration par le chlore et le sel, et dont le filet a été traité pour être déperlant.

    Prochain chantier : Comme pour la teinture, nous prévoyons d’avoir l’ensemble de nos tissus labellisés BlueSign ou OEKO-TEX, des labels encore plus stricts que les réglementations REACH en vigueur dans l’Union Européenne sur l’utilisation des composés chimiques. Nous allons également étudier la possibilité d’utiliser des enzymes non toxiques plutôt que des résines chimiques pour améliorer les caractéristiques des tissus (« bio polishing »). Pour nos vêtements déperlants (comme le filet de notre maillot de bain), nous souhaitons utiliser des textiles sans PFC comme le Teflon EcoElite.

    Diminution des microfibres plastiques dans les océans

    Nous le mentionnons dans nos engagements : nous utilisons le moins de fibres synthétiques possible (polyester, polyamide, elasthanne, acrylique) pour minimiser le déversement des microfibres dans les océans suite aux lavages. Néanmoins, nous en utilisons ponctuellement quand nous ne trouvons pas de solutions alternatives. Typiquement, il n’existe pas de véritable alternative à l'élasthanne pour donner de l’élasticité aux chinos, chaussettes ou boxers.

    Prochain chantier : Nous allons évaluer la quantité de microfibres rejetées à chaque lavage de nos vêtements, en fonction de tissages et des types de plastique utilisés (polyester, polyamide, elasthanne…), afin de pouvoir éventuellement en changer la conception.

    Livraison

    Nous sommes une entreprise de e-commerce : nous vous livrons des vêtements via des véhicules de livraison qui consomment du carburant. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, faire ses courses en ligne a une empreinte carbone bien moindre que faire ses courses avec son véhicule personnel : en e-commerce, les émissions de CO2 sont en effet partagées entre tous les colis transportés par le véhicule de livraison. Vous pouvez vous amuser avec ce simulateur si vous voulez comparer les deux méthodes.

    En fait, la livraison Loom a même une empreinte carbone neutre puisque nous livrons 100% de nos colis via Colissimo et que la Poste compense l’ensemble de ses émissions carbone depuis 2012 (en achetant des crédits CO2, plus d’infos ici).

    Prochain chantier : Ce sur quoi nous travaillons en permanence, c’est de diminuer notre taux de retours et d’échanges. Ce n’est bon pour personne : ni pour nos finances, ni pour vous qui devez renvoyer vos colis, ni pour la planète :)

    Diminution de l’impact environnemental des emballages

    Nous utilisons deux types d’emballages dans la production : les emballages utilisés pour livrer les colis Loom chez vous, et les emballages plastiques transparents dits “polybags” pour transporter les vêtements des usines jusqu’à l’entrepôt logistique. Pour diminuer l’impact environnemental de notre emballage final, nous avons choisi le kraft, et nous vous expliquons pourquoi sur cette page.

    Prochain chantier : Les polybags sont en PEBD, une matière non recyclable depuis le domicile des particuliers car il n’existe pas de filière dédiée. Nous demandons donc à notre entrepôt logistique de les retirer et nous souhaitons mettre en place un recyclage de ces polybags depuis l’entrepôt. D’autre part, nous savons que les pochettes kraft utilisées pour vous envoyer des colis ont tendance à se déchirer en cas d’humidité excessive (quand il pleut quoi). Nous souhaitons étudier d’autres types de kraft plus résistants ou laisser les polybags autour de nos produits pour compenser cette fragilité.

    Empreinte carbone de la production

    Nous minimisons notre empreinte carbone en ne fabriquant que des vêtements qui durent longtemps. Mais minimum ne veut pas dire zéro : le processus de fabrication des vêtements émet du CO2, que nous ne compensons pas pour l’instant.

    Prochain chantier : Calculer l’empreinte carbone de chacun de nos produits et intégrer le rachat de crédits CO2 au prix de vente (à étudier s’il vaut mieux l’intégrer systématiquement ou permettre à chaque client de les payer s’il/elle le souhaite)

    Empreinte carbone de nos serveurs

    Les data centers comptent parmi les plus gros pollueurs de la planète : ils consomment environ 10% de l’électricité mondiale. Chez Loom, nous avons deux hébergeurs : OVH pour notre blog et Google Cloud pour notre site de e-commerce Shopify. OVH dit être vigilant sur la question et installe même des éoliennes. Mais c’est surtout Google Cloud qui a fait un super boulot sur la question (après tout, la patronne s’appelle Diane Greene, ça ne s’invente pas). Depuis 2017, 100% de leur énergie vient de ressources renouvelables. Bien sûr, ce pourcentage reste assez théorique : la production de l’énergie solaire et éolienne varie dans le temps, alors que la demande de Google est plus ou moins constante. Une partie de l’énergie vient donc forcément d’énergie non renouvelable, type fioul ou charbon.

    Prochain chantier : Héberger le blog sur Google Cloud, même si notre coeur balance entre écologie et Made in France...

    Réparabilité

    Porter un vêtement un an de plus, c’est réduire son empreinte carbone de 24%. Pour augmenter sa durée de vie, une solution est de le rendre plus facilement réparable, ce que nous n’avons pas fait pour l’instant.

    Prochain chantier : Intégrer la notion de “facilité de réparation” au moment de la conception de nos produits. Proposer des solutions à nos clients pour qu’ils puissent réparer facilement leurs vêtements.

    Recyclabilité

    Reduce-Reuse-Repare-Recycle. Quand les vêtements ne sont plus mettables ou réparables, il faut les recycler. Et là, selon la composition du vêtement, c’est plus ou moins facile et coûteux en énergie.

    Prochain chantier : Intégrer la notion de “facilité de recyclage” au moment de concevoir nos produits. Encourager nos clients à mettre leurs vêtements au tri et non à la poubelle.

    Impact social

    Amélioration des conditions de travail

    Pour minimiser les risques de mauvaises conditions de travail, nous travaillons exclusivement avec des fournisseurs dans des pays où la loi protège correctement les salariés (France, Portugal, Espagne, Italie), et où le salaire minimum est supérieur au salaire vital. Nous travaillons également avec des partenaires dans une relation de confiance : nous leur rendons visite en moyenne une fois par an, et par le passé, nous avons interrompu des collaborations en constatant une sous-traitance ou des pratiques douteuses. Cela dit, notre taille ne nous donne pas aujourd’hui les moyens financiers pour mener des audits réguliers chez nos fournisseurs.

    Prochain chantier : Travailler avec nos usines pour les accompagner dans l’amélioration des conditions de travail.

    Amélioration du bien-être animal

    Nous utilisons de la laine australienne mais nous ne savons pas (pour l’instant) de quelles fermes elle provient. Nous n’avons donc pas de garantie que les moutons ne subissent pas de mulesing (une pratique douloureuse, courante en Australie, visant à retirer une partie de la peau périanale des moutons et éviter la ponte de larves par certaines mouches). Et nous ne pouvons pas garantir que les moutons vivent dans des bonnes conditions de confort et ne souffrent pas pendant la tonte ou le transport.

    D’autre part, nous utilisons du cuir italien de veau et de vachette. Notre tannage est végétal, un procédé plus cher et plus lent que le tannage minéral pour lequel l’utilisation de chrome peut représenter des dangers pour l’environnement et la santé. Néanmoins, le cuir est un co-produit de l’élevage industriel de viande, dont les pratiques en terme de bien-être animal sont parfois dénoncées.

    Prochain chantier : Pour la laine, étudier si on peut commander avec des prix et des minimums de commandes accessibles des laines certifiées “mulesing free”, voire ayant le label Responsible Wool Standard, qui garantit une gestion responsable des moutons et de leurs pâturages. Pour le cuir, ne choisir que des cuirs ayant le label Naturleder qui garantit le bien-être animal et de bonnes conditions sociales et environnementales lors du tannage.

    Accessibilité prix

    Si nous voulons représenter une alternative crédible à la fast fashion, nos prix doivent être les plus abordables possibles. C’est que nous essayons de faire en diminuant les coûts aux maximum et en appliquant la marge unitaire la plus faible possible. Mais les matières de qualité et la confection soignée ont un coût, et nous sommes conscient que tout le monde n’a pas les moyens de s’habiller chez nous.

    Prochain chantier : Réduire nos prix au fur et à mesure que nous grandissons grâce aux économies d’échelles engendrées.

    Élargissement de notre gamme aux femmes

    Aujourd’hui, nos vêtements sont pensés pour les hommes, même s’ils peuvent aller à tout le monde. Mais on nous dit parfois que la “femme est l’avenir de Loom”, ce à quoi on souscrit à 100%.

    Prochain chantier : Lancer une gamme avec plusieurs basiques pour femmes.

    Proposition de vêtements grandes tailles

    La plupart de nos vêtements sont proposés du XS au XL. Le développement de tailles XXL ou 3XL est complexe car ces tailles nécessitent un patronage spécifique (les gradations ne sont alors plus linéaires : on a déjà essayé et on s’est planté en beauté). D’autre part, elles nécessitent un volume de ventes élevées : ce sont des tailles relativement peu vendues et qui peuvent donc générer du sur stock et donc des coûts supplémentaires, en contradiction avec notre objectif d’accessibilité prix.

    Prochain chantier : Difficile d’avoir le meilleur rapport qualité-prix et en même temps d’habiller tout le monde. Même si on trouve que c'est très injuste pour ceux qui taillent plus grand, on a choisi de se concentrer sur les tailles les plus utilisées. On ne peut pas être de tous les combats (pour l'instant)

    Voilà les sujets sur lesquels on pourrait faire mieux. Il y en a d’autres ? Vous avez une solution ? On est preneurs. Ecrivez-nous à hello@loom.fr